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I ) Quelle est la durée légale du travail ? Depuis
la loi AUBRY du 13 juin 1998, la durée légale du travail passe de 39h à 35h par
semaine. La
durée légale du travail s’entend des heures de travail effectives passées dans
l’entreprise pendant lesquelles le salarié doit exécuter les tâches confiées par
son employeur et sous la direction et le contrôle de celui ci. La durée légale du travail est donc de 35h par semaine depuis
le 1er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés et
depuis le 1er janvier 2002 pour les entreprises de 20 salariés ou moins.
Passer
au 35h ne signifie pas ne pas pouvoir travailler plus mais les heures effectuées
au delà de la durée légale seront des heures supplémentaires qui devront donner
lieu au versement par l’employeur d’une majoration au bénéfice du salarié. Cette
loi concerne tous les salariés à l’exception des VRP, des dirigeants d’entreprises
commerciales et de certains cadres supérieurs dirigeants en raison de leur fonction
importante dans l’entreprise. Après
la mise en place des 35 heures par semaine et 1600 heures annuelles, l’employeur
pourra moduler les horaires au sein de l’entreprise, l’horaire pouvant varier
enter 0 heure et 48 heures ou 44 heures maximum sur une période de 12 semaines
consécutives (dans la limite de 10 heures par jours). Sous
peine d’amende prévue pour les contraventions de 4ème classe (5ème
classe en cas de récidive), l’employeur doit afficher dans chaque lieu de travail
où ils s’appliquent, les horaires de travail, de manière apparente, en indiquant : - Les
temps de travail, - Les coupures, - Les
temps de pause. Les
horaires de travail affichés, ainsi que toute éventuelle modification doit faire
l’objet d’une information préalable de l’inspection du travail. !!! ATTENTION !!! Le
non-respect des horaires de travail par un salarié, par des absences ou retards
répétés, peut faire l’objet d’une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au
licenciement pour cause réelle et sérieuse en cas de réitération. Si ces retards
ou absences contribuent à désorganiser la bonne marche de l’entreprise, le salarié
pourra être licencié pour faute grave. II ) Le travail de nuit A )
Qu’est ce que le travail de nuit ? Quelles sont les personnes concernées ? Traditionnellement
interdit aux femmes, il leur ait désormais autorisé par la loi du 9 mai 2001 relative
à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Cette loi, ayant pour
objet d’harmoniser les législations des Etats membres de l’Union Européenne, encadre
et définit strictement la notion de travail de nuit en soulignant son caractère
exceptionnel. Est considéré comme travail de nuit, tout travail effectué
entre 21h et 6h du matin à raison d’un minimum de deux fois par semaine
La durée du travail de nuit ne saurait excéder une durée 8h/jour et 40h/semaine
calculée sur la base d’une période référence de 12 semaines consécutives. Sont
concernés tous les travailleurs hommes ou femmes à l’exception des mineurs. Les
femmes enceintes ou venant d’accoucher disposent d’une protection spécifique :
elles doivent, sur leur demande ou celle du médecin du travail, pouvoir être affectées
à un poste de jour si leur état est incompatible avec l’exercice de leurs fonctions
au sein de l’entreprise et ceci sans baisse de rémunération. Tout
travailleur de nuit, doit recevoir, en contrepartie, un repos compensateur et
une majoration de rémunération. B ) Comment justifier le recours au travail de nuit et comment
le mettre en place ? Le
recours au travail de nuit doit être exceptionnel, la loi précise en effet qu’il
doit être « être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité
économique ou des services d’utilité sociale.» La
mise en place structurelle dans une entreprise ou un établissement du travail
de nuit est subordonnée désormais à la conclusion préalable d’une convention ou
d’un accord collectif. Est également concernée par la négociation collective,
l’extension du travail de nuit à une nouvelle catégorie de salarié. Cet accord
devra prévoir l’amélioration des conditions de travail des salariés, des mesures
destinées à promouvoir l’égalité professionnelle hommes / femmes notamment par
l’accès à la formation, l’organisation de temps de pause, une contrepartie sous
forme de repos compensateur ainsi que des mesures permettant d’articuler convenablement
la vie professionnelle du salarié travailleur de nuit et ses responsabilités familiales
et sociales. |