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1 ) Quelles sont les règles générales applicables à tous les
licenciements ? S’il
existe différents types de licenciements, la loi à prévu des règles générales
applicables à tous les licenciements. Le
licenciement doit tout d’abord être prononcé pour une cause réelle et sérieuse
et un écrit est obligatoire. Tout licenciement oral et dépourvu de motifs est
considéré sans cause réelle et sérieuse et le non respect de ces dispositions
pourra donner lieu au versement de dommages et intérêts au salarié. La loi prévoit une procédure de licenciement qui se déroule
en 3 temps : - La
convocation à l’entretien : une lettre recommandée de convocation
est adressée au salarié qui précise la date et l’objet de l’entretien. Un délai
minimum entre la date de réception de la lettre de convocation et l’entretien
doit être respecté pour permettre au salarié de préparer sa défense. Ce délai
sera de 5 jours ouvrables en cas de licenciement individuel pour motif économique.
La lettre doit également indiquer la possibilité donnée au salarié de se faire
assister, pendant l’entretien, par un représentant du personnel de l’entreprise. - L’entretien :
au cours de l’entretien, l’employeur va exposer les motifs inhérents au licenciement.
Il pourra s’agir selon les cas, de motifs tenant à la personne même du salarié
ou de motifs économiques. Pendant cet entretien, l’employeur peut se faire assister.
Un délai minimum d’un jour franc est imposé par la loi entre le jour de l’entretien
et l’envoi du courrier notifiant le licenciement. C’est un délai de réflexion. - La
notification de licenciement : passé le délai de réflexion une lettre
notifiant le licenciement est adressé au salarié soir par LRAC, soit en main propre
contre une décharge. Le délai de départ du préavis commencera à courir à partir
de la réception de la lettre de notification par le salarié. La lettre de licenciement
doit impérativement contenir l’énoncé des motifs du licenciement ( refus d’exécuter
les ordres de l’employeur, non-respect des horaires et des conditions de travail
etc..) 2 ) Quels sont les différents motifs de licenciements ? On
distingue traditionnellement le licenciement pour motif personnel du licenciement
pour motif économique. A) Qu’est ce le licenciement pour motif personnel ? Le
salarié peut tout d’abord être licencié pour motif personnel sans faute grave
ou lourde. Il s’agit des cas d’inaptitude professionnelle, insuffisance des résultats,
mauvaise exécution du travail, refus d’une modification substantielle du contrat
de travail, perte de confiance ( celle ci ne doit pas toutefois résulter d’un
simple sentiment injustifié et s’applique à des personnes ayants des postes à
haute responsabilité ). - Le
salarié peut également être licencié sur la base d’une faute grave. La
jurisprudence définit la faute grave comme un fait ou un ensemble de faits commis
par le salarié, en violation de ses obligations découlant de son contrat de travail,
qui rendent impossible son maintien dans l’entreprise pendant la durée du préavis.
C’est à l’employeur de rapporter la preuve de la gravité de la faute. Constitue
par exemple une faute grave, le fait pour un salarié de se faire rembourser de
faux frais de déplacements, de manquer à son obligation de réserve en dénigrant
l’entreprise, accepter des pots de vin. D’autres faits peuvent encore être qualifiés
de faute grave tels que : propos racistes, insultes, violence ou éthylisme
pendant le temps de travail. Un salarié licencié pour faute grave ne bénéficie
pas de la prime de licenciement. Par ailleurs, la période de préavis est supprimée
ainsi que l’éventuelle indemnité compensatrice de préavis. - Le
salarié peut enfin être licencié pour faute lourde. Une faute dite lourde
est une faute intentionnelle. Elle suppose une intention de nuire provenant du
salarié à l’égard de son employeur ou de l’entreprise. C’est à l’employeur d’en
rapporter la preuve. Un salarié licencié pour faute lourde ne bénéficie pas de
l’indemnité compensatrice de congés payés, de la prime de licenciement, de l’éventuelle
indemnité compensatrice de préavis et engage sa responsabilité. Constituent une
faute lourde : vols, détournement de fonds, divulgations d’informations confidentielles,
actes de concurrence déloyale avec intention de nuire à l’employeur ou à la société. B) Qu’est ce que le licenciement pour motif économique ? B1)
Définition Le
code du travail donne une définition du licenciement pour motif économique. Il
s’agit tout d’abord d’un licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs
motifs ne tenant pas à la personne du salarié. Ainsi un salarié ne saurait être
licencié pour motif économique pour des considérations tenant à son attitude au
sein de l’entreprise ( non-respect des horaires, faute dans l’exécution du contrat
de travail, insubordination etc..) Par
ailleurs, l’employeur, avant de procéder à tout licenciement pour motif économique
se doit de respecter une double obligation d’adaptation et de reclassement à l’égard
de son salarié. Ce n’est qu’en cas d’échec de cette phase préventive, que l’employeur
pourra procéder au licenciement. B2) Les motifs Les
motifs économiques invoqués sont : - Suppression
d’emploi : le poste du salarié est supprimé et l’employeur ne compte
pas le remplacer. - Modification
substantielle du contrat de travail : horaires, lieu de travail (
si le secteur géographique est différent ), poste de travail, baisse de salaire. - Mutation
technologique : inadaptation du salarié ou manque de qualification
de celui ci au regard des nouvelles technologies introduites dans l’entreprise. - Refus
de reclassement du salarié. B3) La procédure particulière du licenciement économique B3-1)
Le licenciement individuel L’employeur
à tout d’abord l’obligation de respecter l’ordre des licenciements. Cet ordre
est négocié par l’employeur ou, à défaut d’accord, établit par celui ci après
consultation du comité d’entreprise ou des délégués du personnel. L’ordre des
licenciements doit respecter différents critères : les qualités professionnelles
des salariés au regard des catégories professionnelles, l’ancienneté des salariés
ainsi que leur situation sociale. La procédure comprend 3 étapes : - La
convocation à l’entretien : celle ci se fait par LRAC ou en main propre
contre décharge. La lettre doit informer le salarié des raisons de son licenciement..
La lettre doit également indiquer la possibilité donnée au salarié de se faire
assister, pendant l’entretien, par un représentant du personnel de l’entreprise. - L’entretien :
en l’absence de représentants du personnel dans l’entreprise, un délai de 5 jours
ouvrables est imposé entre la réception de la lettre de convocation et l’entretien.
En l’absence de représentant de personnel, le salarié doit être informé suffisamment
à l'avance de l'entretien pour organiser sa défense. Pendant l’entretien, l’employeur
va exposer les motifs inhérents au licenciement et devra proposer obligatoirement
au salarié d’adhérer à une convention de conversion. Le salarié dispose d'un délai
de vingt et un jours pour accepter ou refuser cette convention. - La
notification du licenciement : la lettre notifiant le licenciement
ne peut être expédiée moins de 7 jours après la date de l’entretien. Le délai
est porté à 15 jours s’il s’agit d’un cadre. En l’absence de représentants du
personnel dans l’entreprise, la lettre ne peut être expédiée moins de 4 jours
après la date de l’entretien. Si le salarié est un cadre, le délai est porté à
12 jours. La lettre de licenciement doit en outre préciser les motifs du licenciement
(suppression de poste, réorganisation, modification des éléments substantiels
du contrat de travail etc..). Enfin,
l'employeur doit informer le Directeur Départemental du Travail
et de l'Emploi du licenciement dans les 8 jours suivant la lettre de licenciement. B3-2) Le licenciement collectif de moins de 10 salariés dans
une période de 30 jours La
procédure est ici la suivante : - L’employeur
doit tout d’abord respecter l’ordre des licenciements et consulter pour avis le
comité d’entreprise ou les délégués du personnel s’il y en a. - L’employeur
doit ensuite proposer aux salariés d’adhérer à une convention de conversion. - L’employeur
doit convoquer individuellement chaque salarié par LRAC et notifier le licenciement
dans les mêmes conditions que le licenciement individuel. Il
doit enfin informer le directeur départemental du travail et de l’emploi du licenciement
dans les 8 jours suivant la lettre de licenciement. B3-3) Le licenciement collectif de 10 salariés et plus sur
une période 30 jours La
procédure est ici la suivante : - Un
plan social devra être obligatoirement élaboré pour les entreprises de plus de
50 salariés. - L’employeur
doit informer et consulter le comité d’entreprise ou les représentants du personnel
pour les informer des mesures de licenciement envisagées. Il devra par ailleurs
en exposer les motifs. Lors de ces réunions, les salariés seront informés des
éventuelles mesures de reclassement, de formation ou de réaménagement du temps
de travail proposées par l’entreprise ainsi que la possibilité d’adhérer à une
convention de conversion. En l’absence de représentants du personnel ou de comité
d’entreprise, le plan devra être communiqué à un Inspecteur du travail. - Après
la consultation du comité d’entreprise, l’employeur doit informer l’administration
du travail de son projet de licenciement qui vérifiera le caractère sérieux du
licenciement ainsi que le respect des règles de procédure par l’employeur. En
cas de non-respect de la procédure, l’administration peut déclarer nulle la procédure
de licenciement. - Après
en avoir informer l’administration, l’employeur devra notifier les licenciement
à chaque salarié par LRAC. En l’absence de représentants du personnel ou de comité
d’entreprise, l’employeur convoqué convoquer individuellement tous les salariés
à un entretien préalable. Quels sont les droits des salariés à la fin du contrat de
travail ?O:P>
I )
J’ai été licencié pour motif économique, quels sont mes
droits ?
- Le
préavis, -
L’indemnité de licenciement -
L’indemnité de congés payés - Le
certificat de travail -
L’attestation ASSEDIC - Le
reçu pour solde de tout compte
II) J’ai été licencié pour motif personnel, quels sont mes
droits ?
Licenciement pour cause réelle et sérieuse en l’absence de
faute du salarié - Le
préavis - L’
indemnité de licenciement - L’
indemnité de congés payés - Le
certificat de travail -
L’attestation ASSEDIC - Le
reçu pour solde de tout compte
Licenciement pour faute grave du
salarié -
Indemnités de congés payés - Le
certificat de travail -
L’attestation ASSEDIC - Le
reçu pour solde de tout compte
Licenciement pour faute lourde du
salarié - Le
certificat de travail -
L’attestation ASSEDIC - Le
reçu pour solde de tout compte
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