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L'intervention du commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson,
aux négociations agricoles internationales à l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) a été vivement contestée par Paris, le 19 octobre 2005. C'est une semaine
importante car les discussions actuelles au sein de l'OMC ont pour objectif de
trouver un accord sur la libéralisation des échanges mondiaux et ainsi parvenir
à boucler le cycle des négociations appelé Doha, prévu fin 2006.
Alors
que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont convenu à l'unanimité en 2002
de sanctuariser la politique agricole commune jusqu'en 2013, Mandelson déclare
: "L'UE fera preuve d'une certaine souplesse supplémentaire en indiquant comment
nous voulons avancer dans le dossier agricole". Il annonce une réduction des soutiens
agricoles européens les plus " distorsifs " de 70% et une baisse des droits de
douane de 20 à 50%. Il avertit aussi "franchement" ses homologues de l'OMC que
"l'Europe à besoin d'urgence de commencer à voir plus clairement les bénéfices
que le cycle de Doha offrira dans le commerce des produits industriels et des
services". Depuis plusieurs jours, la France reproche à Bruxelles de faire des
concessions trop généreuses aux partenaires de l'Europe en offrant d'ouvrir plus
le marché européen aux produits agricoles du reste du monde.
Selon le
ministère de l'Agriculture, la France "ne peut accepter" que le commissaire "évoque
de quelque manière que ce soit le dossier agricole" lors des sessions de négociations
de l'OMC. A l'issue d'une réunion d'experts entre la Commission et les Etats membres,
le 2005-10-19 au matin, à Genève, la Commission n'a "pas été capable de démontrer
techniquement que son mandat n'était pas dépassé". De Genève, un porte-parole
européen a rapidement répliqué en affirmant que les discussions entre cinq grands
acteurs mondiaux de l'OMC portent "sur tous les sujets de la négociation", y compris
l'agriculture.
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