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Londres de choc de Singapore
Entendu sur un terrain de football, tout rapport avec une candidature aux J.O.serait fortuit.
"On a joué un match magnifique. Les spectateurs qui ne ne nous connaissaient même pas ont salué unanimement la qualité de notre jeu. Franchement, le spectacle offert par notre équipe était unique dans l'histoire de la compétition . De l'autre coté bien sûr, un jeu vraiment limite. Des fautes jamais sanctionnées ... Et ce but à la dernière minute...S'il fallait jouer comme des sauvages pour gagner un match, fallait nous le dire. Ca, nous on sait pas faire. On joue aussi pour une certaine vision du football . Déçu bien sûr, je n'en dirai pas plus, mais il s'est passé des choses pour le moins étranges dans les vestiaires à la mi-temps .. on se demande ce que certains faisaient là et ce qu'ils pouvaient bien se dire.... Bien sûr, l'arbitre n'a rien vu, rien entendu ....Faudrait aussi s'interroger sur le fonctionnement de l'arbitrage à l'avenir..."
La Blogosphère emploi fait le parallèle avec les lettres de motivation et les entretiens ratés. Bien vu. L'impact sur l'emploi était bien sûr au coeur de l'intérêt des jeux.Petit extrait du Figaro sur le thème de l'emploi :
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Si Paris est recalé, ce ne sont pas 7 ans de réflexion qui guettent la capitale, mais 7 ans de regrets d'ici à 2012. Car 100 000 emplois partiraient du même coup en fumée : 60 000, espérés grâce aux chantiers, plus 40 000 autres attendus les 7 années suivant les Jeux, dont une moitié dans le tourisme, et l'autre dans les métiers du sport. Mais si les jeux ont lieu à Paris, plutôt qu'à Madrid, Londres, New York ou Moscou, les 7 ans de préparation garantiraient 6 milliards d'euros aux entreprises, assure une étude du Boston Consulting Group (BCG) de juin 2004. «Soit environ 10 000 emplois par an pendant 6 ans ou 20 000 pendant 3 ans, selon l'étalement du chantier», détaille Marc Benayoun, vice-président du BCG.
Pour savoir si l'espoir de 60 000 emplois en Ile-de-France est réaliste, le Medef Paris a demandé à ses adhérents s'ils pensaient «recruter si Paris est retenue pour organiser les Jeux olympiques de 2012». 62% ne peuvent dire maintenant s'ils vont créer des emplois, car 91% d'entre eux considèrent 2012 comme «du très long terme». Seuls 38% pensent donc, à quelques jours du verdict, que cette «victoire (leur) permettrait de créer de nouveaux emplois». Mais, si 85% s'avouent «inquiets» ou «très inquiets» du climat politique et social, 59% comptent tout de même sur les Jeux pour une relance à long terme de l'économie, au-delà des emplois «saisonniers».
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Mais dès la décision connue, l'impact de ces emplois au Royaume Uni est bien sûr systématiquement critiqué. Critique qui chez nous ne méritait pas d'être connue et qu'on aurait très certainement jamais entendue. l'emploi c'est une spécialité française, c'est bien connu.
Encore un très bel exemple de l'objectivité du traitement économique de l'information.
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Les experts sont généralement moins enthousiastes.
"Les bénéfices économiques ne mériteraient pas la médaille d'or", estime Paul Dales, du cabinet de recherches Capital Economics, constatant que les emplois créés "ne seront pas tous des postes permanents à plein temps" et ne dureront parfois "que les trois semaines de compétition".
Il s'interroge aussi sur l'étendue des dépenses des touristes, tablant sur 337 millions de livres, soit 0,03% seulement du PIB 2004 du Royaume-Uni. Selon lui, si les Jeux avaient accru la réputation mondiale de Barcelone et Sydney, tant auprès des touristes que des investisseurs, "Londres est déjà une destination touristique de premier plan et une plaque-tournante de la finance mondiale".
Certains considèrent que Londres a déjà tiré le meilleur parti de sa candidature, l'horizon 2012 ayant servi de catalyseur à un certain nombre de projets, en particulier dans les transports.
D'autres s'inquiètent d'un dépassement des coûts.
Michael Liebreich, un financier qui avait pris part à l'épreuve olympique du ski de bosses à Albertville en 1992 sous les couleurs britanniques, estime la facture des Jeux entre 10 et 12 milliards de livres, contre 5 milliards annoncés. Et il déplore l'absence de débat sur la répartition de la facture entre la capitale et le reste du pays.
A Londres, le budget prévisionnel du comité d'organisation prévoit une hausse de 20 livres par an de la Council Tax, taxe d'habitation qui pèse déjà lourd sur le budget des ménages.
Les Jeux d'Athènes ont dépassé leur budget de 3 milliards de livres et ceux de Sydney de 1,3 milliard, rappelle Paul Dales, pour qui la réserve d'urgence prévue par London-2012 est "bien maigre".
Halifax, le spécialiste du crédit immobilier, pense enfin que les prix de l'immobilier pourraient décoller de 66% à Londres dans les cinq années précédant les Jeux.
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