Selon l’INSEE dans une étude publiée ces derniers jours, près
de trois salariés sur quatre travaillent en dehors de leur commune de résidence.
Dans les couronnes périurbaines des villes de moins de 50.000 habitants et dans
les espaces à dominante rurale, cette proportion passe à 90%. Parallèlement,77%
des emplois sont concentrés dans les pôles urbains alors que 63% des salariés
y habitent.
A l’opposé, note l'Insee, la périphérie urbaine, où résident
22% des actifs, rassemble 12% des emplois. A la campagne, la situation est plus
équilibrée. « Un actif résidant dans un pôle urbain a potentiellement plus de
chances de trouver un emploi proche de chez lui, voire dans sa commune, qu'un
actif périurbain » observe l'Insee. « Cependant, les emplois offerts près du domicile
ne sont pas nécessairement ceux qui correspondent à la qualification, à la formation
ou aux choix de l'individu ».
D’une manière générale ce sont les cadres
qui sont les plus mobiles, mais dans les espaces ruraux, par exemple, le déficit
d'emplois oblige aussi les ouvriers à se déplacer vers les pôles urbains pour
aller travailler. En se basant sur la déclaration annuelle de données sociales
(DADS) que tout employeur est tenu de remplir, l'Insee a évalué le temps et les
distances routières des déplacements domicile-travail.
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