Le phénomène des " travailleurs pauvres " s'installe et se développe
en France. Selon une étude récente de l'Insee, 4,8% des actifs en 2004 subissent
un sous-emploi, ou aussi appelé un temps partiel subi, contre 4,2% en 2002. D'après
le Bureau international du travail (BIT), ce temps partiel concerne des personnes
contraintes à ce type d'emploi, disponibles à exercer un temps plein et en recherche
d'un autre travail même si 64% d'entre eux souhaiteraient conserver leur poste
et l'occuper en temps complet.
Ce phénomène touche inégalement la population.
L'étude révèle les disparités suivantes :
Il touche davantage les non
diplômés et les nationalités étrangères : 7,6% de sous-employés étrangers contre
4,7% français ; 80% du groupe des " sous-employés " sont des femmes soit
8,4% des femmes touchées par rapport à la population active totale contre 1,9%
chez les hommes ; 93% des postes à temps partiels imposés concernent les
salariés du tertiaire comprenant, pour la moitié, les secteurs de l'éducation,
la santé, les services aux particulier, et l'action sociale ; Ces " sous-employés
" sont nettement plus nombreux (32%) que les autres actifs (7%) à être soumis
à des contrats à durée déterminée, des contrats saisonniers, des contrats emploi
solidarité et des contrats d'accompagnement dans l'emploi.
|