L'Insee " casse " les espérances du ministre de l'économie en annonçant une croissance du PIB de 0,1% au seconde trimestre, ce qui réduit la prévision d'une croissance de 2% sur l'année à néant. La croissance du premier semestre étant de 1,2%, les perspectives au niveau de l'emploi sont faibles. Rappelons que l'emploi est la première préoccupation des français.
Les chiffres sont encore plus alarmant si on les décortique. En effet, si l'on retire la variation de stock à la hausse de 0,4% du PIB pour le premier trimestre, le PIB affiche un recul de 0,3%.
La consommation des ménages qui habituellement est un pilier important de la croissance, suit le mouvement des investissements des entreprises non financières. C'est-à-dire que ces piliers n'apportent pas la croissance habituelle et alors que les entreprises ont de l'argent pour investir et que les taux d'intérêt sont faibles, elles se mettent sur la défensive et donc cette position n'est pas bonne pour l'emploi. La hausse du pétrole et un euro fort face au dollar sont deux des nombreuses causes de ces désinvestissements.
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