Le chef de l'Etat a réuni, mardi, le ministre de la Cohésion sociale,
Jean-Louis Borloo, les patronats et les syndicats tels que Laurence Parisot, la
nouvelle présidente du Medef, Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT)
et Jean-Claude Mailly (FO), pour évoquer la lutte contre les discriminations à
l'emploi. Ils ont tous refusé la mise en place d'une politique de quotas ethniques
dans les entreprises pour permettre l'accès à l'emploi des minorités étrangères.
Ils qualifient ce système de " discrimination positive " qui est contraire à la
logique républicaine française.
Contrairement à eux, Nicolas Sarkozy défend
" le concept de discrimination positive à la française " qui, selon lui, ne signifie
pas mettre en place des " quotas ethniques ou culturels ", mais " créer une réelle
égalité des chances " et " arrêter de penser qu'on arrive à l'égalité par le nivellement
". Les partenaires sociaux ont confirmé qu'ils ouvriraient une négociation interprofessionnelle
sur la diversité, avant Noël, où ils discuteraient des pratiques de recrutement,
de la question du CV anonyme et de l'instauration d'un " label diversité ". Ils
ont aussi demandé à l'Etat de modifier ses pratiques de recrutement de manière
à ce que la fonction publique participe à l'effort d'intégration.
|