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CPE pour Bayrou et l'UDF cette crise marque la fin de nos institutions
CPE - La crise politique du CPE marque la déliquescence des institutions
selon François Bayrou le président de l'UDF à iMatin Politique sur iTélévision.
Le président de l'UDF François Bayrou a constaté que dans la crise du CPE, le
président de la République et le gouvernement se sont effacés au profit du parti
majoritaire. Cette situation sans précédent dans le cadre du CPE marque, selon
Bayrou, un effondrement de nos institutions. Le député François Bayrou estime
que la crise actuelle sur le CPE impose que les parlementaires restent au travail
et ne partent pas en vacances. « L'UDF a d'ailleurs l'intention de faire des contre-propositions
au CPE pour favoriser l'emploi des jeunes. »
« Il y a urgence, tout le
monde le sait bien et tout le monde le voit bien » a déclaré François Bayrou à
propos de la crise créée par le CPE. Le député estime que les parlementaires doivent
prendre leurs responsabilités, le président de l'UDF considère que dans un pays
qui est aussi profondément « déstabilisé », les parlementaires doivent rester
au travail, il faut donc supprimer les deux semaines de vacances prévues. François
Bayrou a confirmé que l'UDF fera des propositions sur l'emploi des jeunes. Le
président de l'UDF estime que le chômage qui frappe les jeunes concerne d'abord
ceux qui quittent l'école sans qualifications. C'est pourquoi il prône la mise
en place d'un contrat emploi formation dans l'entreprise, la partie salaire consacrée
à la formation étant prise en charge par l'Etat. Il a précisé que cette démarche
existe déjà dans plusieurs pays européens.
François Bayrou a estimé que
la situation politique actuelle est « surréaliste » et « sans précédent », il
considère que cette période est marquée par la « déliquescence des institutions
» : le président de la République « s'est effacé », le gouvernement a renoncé
à gouverner - dans la négociation à venir avec les syndicats « les ministres auront
des strapontins » - et les chefs parlementaires de l'UMP sont au commande : «
La République repose désormais entre les mains d'un seul parti ». Pour lui, «
c'est la fin de la Ve République en direct sous nos yeux ». S'il considère que
le Premier ministre est aujourd'hui « fragilisé », il s'est dit davantage tracassé
par « l'effondrement interne du système ». François Bayrou s'est demandé si cette
situation de crise peut durer douze mois.
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