A l'heure où je ferme définitivement le blog de la pétition contre l'usage de la notion de la période d'essai dans le CNE, le premier ministre met en place sur son portail une vidéo promotionnelle sur le CNE qui vaut le détour.
On y rencontre trois personnages :
Un chômeur tout content de son nouveau contrat
Une chef d'entreprise qui parle de sa façon de recruter.
Un responsable patronal qui explique le pourquoi du comment.
Voir
la vidéo en flash sur le site
A ces trois personnes qui avancent des évidences et qui ont tout trois raison, je ne répondrais que la chose suivante :
En effet, quand on est demandeur d'emploi et qu'on ne trouve rien, un CNE vaut mieux que rien du tout. Avec le raisonnement suivant, un studio miteux insalubre vaut mieux que dormir dans la rue et que oui, la religion du CDI qui aboutit à une vénération d'un statut qui n'a jamais empéché le moindre licenciement ne repose pas sur des bases solides.
Fallait-il nous trouver un demandeur d'emploi qui nous précisait qu'ayant travaillé de nombreuses années en irlande et aux etats unis, il etait prêt a travailler de la sorte, avec quand même quelques craintes vite dissipées ? Pour un premier ministre qui ne jure que par le mondèle français vs le monde anglo-saxon, on a les exemples qu'on peut pour justifier sa politique.
Si dans quelques années un passage en Chine nous fait trouver qu'un bol de riz comme salaire, finalement, ce n'est pas si mal payé, parce qu'au moins on n'est pas battu si on a pas fait son chiffre, faudra pas venir s'étonner.
A la chef d'entreprise qui n'aurait jamais embauché sans ce contrat, enfin on ne saura jamais, je suis bien d'accord pour dire que le ccne ne DOIT pas être utilisé à une fin de mission et DOIT déboucher sur un CDI, au moins une consolidation de l'emploi. Le problème, madame, c'est que les bonnes intentions sont toujours remises à plus tard, et que si je ne doute pas de vos bonnes intentions, quelque chose me dit que tout le monde ne partagera pas, ou du moins ne mettra pas en application, ces nobles sentiments. Entre le devoir , le pouvoir et le realisé, il existe un monde.
J'ai beaucoup aimé la métaphore de la marche arrière du dernier intervenant. J'aurais préféré celle de la voilure, mais chacun son truc.
La logique du "c'est mieux que rien" me semble toutefois assez limite, et surtout applicable dans d'autres domaines que le retour des chomeurs. Mais là il n'y a plus personne.
Une jolie vidéo promotionnelle gouvernementale. Les plus forts aurant à
coeur de repérer l'adresse e-mail du monsieur lors des prises de vue de
l'écran de l'ordinateur pour leur demander en direct ses commentaires. Les
moins forts auront vu l'url du site
au début du reportage.
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